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 L'éducation chez les Israélites

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Jeffdu60

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Date d'inscription : 09/02/2008

MessageSujet: L'éducation chez les Israélites   Lun 3 Mar - 16:17

Aussitôt que l'enfant pouvait marcher et articuler des mots, on formait son corps par le travail et les exercices, et son esprit, par les lettres et par la musique. Le père accoutumait son fils à courir, à lever des fardeaux, à tirer de l'arc, à lancer la fronde; il joignait à tout cela des exercices militaires. Il lui enseignait encore tout ce qui regarde l'agriculture, éclairant ses leçons par une pratique continuelle ; en sorte qu'un jeune homme, au sortir de la maison paternelle, savait se procurer à lui-même toutes les choses nécessaires à la vie.

La mère apprenait à sa fille à remplir toutes les fonctions du ménage, à pétrir avec adresse, à faire tout ce qui concerne la cuisine, à filer, à travailler à l'aiguille, à fabriquer des étoffes sur le métier. Voici en môme temps les principes qu'elle lui donnait. Dites si on trouve rien de comparable chez les nations païennes ! Quand on songe que c'est de la bonne éducation des jeunes personnes que dépend le bonheur de la famille, comment douter de celui qui régnait dans les familles israélites?

« Une femme sage, disait la mère à sa fille, appliquée à son ménage et laborieuse, est la joie de son mari; elle est plus précieuse que l'or et les perles qu'on apporte des extrémités du monde. Le cœur de son mari met sa confiance en elle, et sa maison sera dans l'abondance.

« Elle cherche la laine et le lin et elle les met en œuvre avec des mains habiles. Elle se lève avant le jour et distribue la nourriture à ses domestiques. Elle met la main aux ouvrages les plus forts, et dès qu'elle les a quittés, ses doigts reprennent le fuseau.

« Elle ouvre sa main à l'indigent et elle l'étend pour assister le pauvre; elle ne craint pour sa maison ni le froid ni la neige, parce que tous ses domestiques sont bien vêtus. Elle se fait elle-même des meubles de tapisserie, et elle est couverte de lin et de pourpre. Elle ne profère que des paroles de sagesse, sa langue est conduite par la loi de la douceur et de la clémence.

« Elle a les yeux sur tout ce qui se passe dans sa maison, et elle ne mange point son pain dans l'oisiveté; ses enfants publient qu'elle est heureuse, et son mari ne cesse de la louer. »

Telles étaient mes chers enfants, les sages maximes par lesquelles les mères formaient l'esprit et le cœur des jeunes Israélites, et ces leçons avaient d'autant plus de poids qu'elles donnaient elles-mêmes l'exemple à leurs chères élèves.

Les maximes que les pères rappelaient sans cesse à leurs fils, n'étaient pas moins solides.

«Mon fils, disaient-ils, aimez dès votre jeunesse à être instruit, et vous acquerrez une sagesse que vous conserverez jusqu'au tombeau. La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. Craignez donc le Seigneur de toute votre âme, et ayez de la vénération pour ses prêtres. Ne dites point : J'ai péché, et quel mal m'en est-il arrivé? Mon cher fils, le Très-Haut est lent à punir.

« Lorsque vous entrez dans la maison du Seigneur, considérez où vous mettez le pied, et approchez-vous pour écouter ce que Dieu vous commande, car l'obéissance vaut mieux que les sacrifices. Songez toujours que la bénédiction du Seigneur est sur la tête du juste. Et Que votre bouche ne s'accoutume point aux jurements, car en jurant on offense Dieu de bien des manières.

« Si vous voyez un homme sage, allez le trouver dès le point du jour, et que votre pied presse souvent le seuil de sa porte. Ne consultez point un homme sans religion sur ce qui regarde la piété; un injuste, sur la justice; un homme timide, sur ce qui regarde la guerre; un marchand, sur ce qui est de son négoce ; mais adressez-vous à un homme de bien, dont les vues s'accordent avec les vôtres. Consultez votre propre conscience, car vous n'avez point de conseiller plus fidèle.

« Ne dites point : Je traiterai cet homme-là comme il m'a traité, et prenez garde de faire jamais aux autres ce que vous seriez fâché qu'on vous fit. Si votre ennemi a faim, donnez-lui à manger; s'il a soif, donnez-lui à boire.

« Faites l'aumône en la manière que vous le pourrez. Si vous avez beaucoup, donnez beaucoup ; si vous avez peu, donnez de bon cœur du peu que vous avez. Celui qui a pitié du pauvre prête au Seigneur à intérêt. Ne détournez pas vos yeux du pauvre, quoiqu'il vous importune, et ne donnez point sujet à ceux qui vous demandent de vous maudire par derrière. Prêtez l'oreille au pauvre sans chagrin, répondez-lui favorablement et avec douceur.

« Ne soyez point comme un lion dans votre maison, en vous rendant terrible à vos domestiques et en maltraitant ceux qui vous sont soumis.

« Écoutez votre père qui vous a donné la vie, et ne méprisez pas votre mère lorsqu'elle est dans la vieillesse. Celui qui honore son père et sa mère, recevra lui-même de la consolation de ses enfants. Soulagez votre père dans sa vieillesse : ne l'attristez point durant sa vie. Si son esprit s'affaiblit, supportez-le, et ne le méprisez pas à cause des avantages que vous aurez sur lui ; car la charité dont vous aurez usé envers votre père, ne sera pas mise en oubli, et Dieu vous récompensera pour avoir supporté les défauts et les infirmités de votre mère. »
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